Le retour à la maison et le début d’une nouvelle vie à 3

Les 3 jours à la maternité étaient enfin fini ! J’allais enfin retrouver mon chez-moi, le confort de mon lit, ma salle de bain rien qu’à moi (enfin, à nous), mon espace…
Le jour-même, nous avons été manger chez mes parents, par facilité.
Tout allait super bien, on est partis chez mes parents gentiment avec la poussette etc.
On a commencé à manger et la  petite s’est mise à pleurer, d’un coup.
Alors qu’entre 2 tétée elle ne faisait que dormir, depuis sa naissance, voilà qu’elle se mettait à pleurer sans raison.
S’en est suivi un torrent de larmes, je voulais pas lui donner la tétine pour la calmer mais dans les bras elle ne se calmait pas.
Je refusais la tetine car j’étais sûre que (et maintenant je ris quand je le dis) elle allait plus savoir s’en passer et que j’allais devoir me lever 1 million de fois la nuit si elle pleurait parce qu’elle la perdait. J’avais aussi peur qu’elle oublie de manger, que la tétine lui passe la faim (ça va, j’ai pas eu de mode d’emploi) …
Bref j’ai fait tout un scandale sur la tétine (pour rien)… (Depuis elle est devenue ma copine , la tétine)

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C’est là que tout a commencé…
Tous les soirs je pleurais. Vers 17h ça commençais , une boule d’angoisse se mettait dans mon estomac. J’étais d’ailleurs incapable de manger, je me forçais à avaler quelques bouchées mais c’était un calvaire.
Mon stress ?  La nuit.
J’avais peur de la nuit. J’avais peur qu’elle meure dans son sommeil, qu’il lui arrive quelque chose, qu’elle fasse la mort subite du nourrisson…
Et puis, un rien me donnait envie de pleurer.
Je ne savais pas dire si, quand je la mettais au sein, elle mangeait ou non (merci les c*******s de sage-femmes de la maternité) , donc ça me faisait pleurer car j’avais peur qu’elle ne mange pas, meure de faim (on est un peu con avec les hormones hein 😀 )
Je pleurais aussi car j’étais trop heureuse que mon homme soit là pour nous.
Je pleurais car j’avais oublié un petit truc dans son armoire.
Bref, je pleurais pour rien.

Le soir je sonnais souvent à ma maman en pleurant, je lui demandais « je vais me tracasser comme ça toute ma vie ? Ca va faire si mal toute ma vie ? »
On les aime si fort qu’on pourrait en mourir (c’est donc de là que vient l’expression « aimer à mourir » ?!) …

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Tout s’est débloqué lorsqu’Inès a eu 1 semaine.
Mon homme voyant que j’avais des valises sous les yeux et ne gérais plus aucune émotion, voyant que je ne mangeais plus et passais mon temps à pleurer, il m’a proposé (puisqu’il ne travaillais pas), de veiller sur la petite pendant 3 nuits. 3 nuits durant lesquelles il resterait totalement éveillé pour s’occuper d’Inès si elle en avait besoin, où il ne me réveillerait que pour qu’elle mange.
C’est grâce à lui que mes angoisses du soir sont passées. Il m’a prouvé qu’Inès allait très bien, de jour comme de nuit, dans son lit.
Parce que oui, depuis que nous sommes rentrés, Inès dort dans son lit, dans sa chambre.
Je rêvais de l’avoir près de moi, mais j’ai résisté, et je suis heureuse de l’avoir fait.
Je sais, car je me connais, et c’est pour ça que l’on a fait ce choix que de la laisser directement dans son lit, que la séparation aurait été beaucoup trop difficile le jour où j’aurais du la laisser.
J’ai tenté plusieurs fois de négocier avec l’Homme, mais je suis heureuse qu’il m’ait aidé à tenir bon !

Je préfère prendre ma petite exceptionnellement (si elle est malade par exemple) avec nous et en profiter à 100% (ou pas. Si elle est malade c’est dur 😦 ) que de souffrir un temps parce qu’elle n’est pas avec moi.
Maintenant; vraiment, je ne juge pas les mamans qui ont leur petit avec eux dans le lit ou dans la chambre pendant X mois. Je ne me permettrai jamais de juger. Je sais à quel point c’est difficile de laisser son petit, car j’ai eu dur moi aussi.
D’ailleurs, je vous cache pas que la première semaine je me suis levée toutes les 2 minutes (réellement : entre 2 tétées j’étais à côté de son lit toutes les 2 minutes pour vérifier qu’elle respirait !) , et qu’encore aujourd’hui si je me réveille la nuit je vais encore checké si elle va bien…

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Aussi, une sage-femme de l’ONE est venue à la maison pour faire le premier bilan d’Inès… Et je dois remercier cette dame ! C’est elle qui m’a appris à bien mettre Inès au sein, qui m’a appris comment voir si elle mangeait bien ou si elle tetouillait dans le vide !

C’est aussi là la première fois que j’ai tiré mon lait, pour « au cas où » , mais aussi pour tester le biberon chez Inès. Je voulais voir , non sans appréhension, si elle accepterais le biberon de cette marque ou si j’allais devoir changer. Papa lui a donc donner son premier bib ! J’avais très peur qu’elle n’accepte plus mon sein par la suite , mais je me suis très vite rassuré en me souvenant de ce que m’avais dit ma maman : rien ni personne ne peut remplacer le contact, la chaleur, et ton odeur lorsque tu l’as au sein , donc si un jour elle venait à refuser le sein, c’est simplement car ça la fatigue de trop de téter au sein et donc qu’elle ne mange pas bien.
Et en effet !

Bref, j’ai aussi compris pourquoi on disait « l’allaitement se fait à 2 ! » . C’est tout à fait vrai.
Maintenant, pour toutes les mamans qui n’allaitent pas, (j’ai franchement cru que j’allais abandonner avant que la sage-femme de l’ONE vienne) je trouve que ça a bon nombres d’avantages aussi ! Papa peut contribuer, et se lever la nuit si maman est trop crevée, par exemple. Et puis un lien se fait avec le papa !
Personnellement, je ne lui ai plus donné le biberon avant de recommencer à travailler, mais je regrette car je pense que ça aurait pu créer un lien encore plus fort entre Inès et son papa 🙂

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J’ai donc vécu une bonne semaine de baby blues, et quand mon homme a eu fini ses 3 nuits de veille, tout est rentré dans l’ordre !
D’ailleurs quand j’y repense, je suis contente de voir que mes copines déjà maman avaient raison : ça fini par devenir moins fort. On s’inquiète toujours, mais on gère. Le rythme s’installe et on prend nos marques…

Tout ça pour dire que chaque maman a ses techniques, chaque maman a ses manières d’agir, et pour moi, tout est bon. Chaque manière est la bonne, tant que l’amour est au rendez-vous !

Vous avez eu un baby blues vous ? Comment vous avez géré ?

Des bisous

 

Mo’

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1 commentaire

  1. Hihi, nous aussi on ne voulait pas lui donner la sucette au départ, surtout parce que j’avais peur qu’il ne veuille plus prendre le sein mais maintenant, c’est ma grande copine aussi 😂 !
    C’est super que ton Chéri t’ai aidé à vaincre tes angoisses face aux nuits. Ça t’a vraiment aidé à avancer et à avoir moins peur pour ta puce. Maintenant que je viens de lire ton article, je redoute le moment où l’on mettra Luca a dormir seul dans sa chambre 😭 ! Je sens que je vais être mal moi aussi…
    Pour le baby blues, il a duré une semaine aussi, à peu prêt. Je pleurais beaucoup pour tout et pour rien et j’avais surtout peur de ne pas être à la hauteur, peur de mal faire… Les sacrées hormones ^^

    Aimé par 1 personne

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